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Subject: Vivement dimanche !

2013-06-08 17:17:11
La redistribution est avant tout un beau remède soporifique pour calmer la masse face à l'élite du pouvoir... Tout comme l'idée démocratique d'ailleurs...
2013-06-08 18:34:27
N'est-ce pas l'idée de révolution permanente que tu évoques ?
Nous serions soumis à des attractions quotidiennes vers lesquelles nous tendrions ?
Il nous faudrait inventer et réinventer chaque jour un lendemain ?
2013-06-08 19:31:11
...
edith me dit que j'ai posté une horreur pendant 24h.
Comment je me suis fait manipulé là quand j'y pense !!!
Je vous raconte çà un de ces 4 dans le Gigaboulet ...
J'ai honte ...
Pardon Leclerc d'avoir laissé çà sur ton post ...
J'espère que t'as pas cliqué sur ce putain de lien :=)
(edited)
2013-06-08 20:02:27
Nous sommes (enfin je pense que) régis par deux contraires : la liberté et la sécurité... La vie et la mort...
D'une part, en tant qu'êtres de chair et de sang, nos corps nous imposent de vivre coûte que coûte ne laissant aucun répit du repos, combattant chaque jour, notre fin inéluctable... Nous tentons vainement de maîtriser un futur inconnu et pourtant connaissable : notre propre mort... De plus affublé de cette conscience personnelle de notre existence, nous sommes alors envahi par l'angoisse de ne pas nous survivre, de ne plus exister un jour... C'est alors que l'instinct de survie combiné à ce désespoir de la fin individuelle nous entraîne vers une recherche du pouvoir pour mieux agir sur notre quotidien... Mais en contrepartie, comme chacun de nous joue sur la corde de la domination-soumission, nous nous plaçons au gré de notre équilibre sur tel ou tel endroit de la corde afin de trouver le maximum d'apaisement de cette tension sans fin... Alors, chacun trouve une épaule pour se terrer et se reposer, chacun recherche cette petite mort si apaisante pour nos esprits englués... Nous nous libérons de nos chaines mais ivres de libertés, nous nous réfugions aussitôt dans des bras rassurants... Les pouvoirs religieux et de sang ont calmé l'angoisse de la mort et de l'inconnu de la masse humaine par un totalitarisme, une soumission rude... Avec l'entrée au monde de l'accès au pouvoir du capitalisme, un troisième ordre (le capitaliste et le scientifique) a voulu ce pouvoir et l'a obtenu aussi, s'extirpant de cette masse... Le capitaliste a alors détrôné le pouvoir royal en donnant la démocratie comme sucrerie et le scientifique a détrôné le religieux de son piédestal en apportant un flot ininterrompu de réponses et d'autres questions plus épouvantables... Les deux nouveaux pouvoirs jouent mutuellement pour le bien d'une humanité à nouveau rassurée, gavée... La masse dort sous l'ivresse d'une nouvelle liberté : l'accès à la propriété et l'accès aux plaisirs divers (loisirs organisés derrière la liberté proposée)... Mais cet afflux de liberté enivre la masse, la rend instable et non maîtrisable, alors on use d'un joli jouet : le progrès... Sans progrès, l'humanité meurt... Alors, on consomme, on donne un effort contre une somme que l'on doit user pour survivre et rendre vite aux maitres du pouvoir, ces maîtres toujours en danger (comme auparavant) devant déjouer chaque piège pour conserver ce maigre pouvoir... Le jeu local s'est imposé très vite sur la planète et inexorablement, nous revivons un jeu médiéval : les seigneurs investisseurs protègeront la masse de cette angoisse infernale de la mort inéluctable... Sécurisant cette masse, celle-ci développera en masse, moultes plaisirs pour se rassurer d'un existence vide de sens, tournée exclusivement vers la production et le loisir... Unformiser la l'existence pour soulager la masse... La même récompense de l'effort, la même nourriture, les mêmes loisirs... Le capital et la propriété n'auront alors plus de sens... Que faire alors devant ce vide existentiel ? En restant sur Terre, la société devra inventer un nouveau manège, avec de nouveaux maîtres qui ouvriront de nouvelles libertés tout en protégeant la masse... Sortir de la Terre ? Cela pourrait bien être alors la seule porte de sortie intéressante pour cette masse afin de vivre à nouveau les premiers temps humains où l'insécurité, le futur était trop loin, magique... Et l'espace, si grand pourra alors absorber ce vide de l'existence et laisser libre cours à la liberté... Et alors peut-être, avec cette conscience aiguisée, affûtée aux cours de tous ces temps, aura permis à l'humain de vivre plus facilement ce présent qui lui manque tant tout en se rappelant que le futur ne lui appartient pas...
2013-06-08 20:11:05
Concernant la révolution permanente, Marx et ses compères ont sans doute oublier deux aspects viable de cette théorie... L'homme doit s'extirper de son animalité donc doit modifier son état sans doute pour devenir une société de robots... La corde de la domination-soumission est ancrée dans chaque humain...
Et l'autre piste oubliée est que l'humain peut partir à la découverte de l'univers pour sortir de cet espace de vie trop restreint.
L'idée de l'UN s'est développée dans le sens de l'individu ou non dans celui de l'unité... Sans doute car l'unité est trop sécurisante et fait mourir l'humain à petit feu...
2013-06-09 15:11:03
Je reviens sur une phrase évoquée en début de ce forum "La Liberté est fille du Pouvoir et cela a toujours été ainsi".
N'est-elle pas un point d'éclairage vers lequel tu sous-tends ensuite ta (très brillante) démonstration ?
Un autre point de vue; peut-être plus camusien, en aurait changé l'argumentation ?


2013-06-09 15:26:31
Sinon et pour revenir au sujet premier je tenais à signaler que mon match a été dirigé par un arbitre bénévole.
En effet; devant le choix de mes joueurs de soutenir le mariage pour tous, l'arbitre qui était désigné pour la rencontre a fait savoir qu'il ne se déplacerait pas.
Après tirage au sort, c'est le n°16 de mon équipe qui a dirigé la partie.
J'espère que "l'affaire" n'en restera pas là et que la fédération de sokker en tirera les conséquences.
2013-06-09 15:44:03
Merci :-)... Mais ce n'est que mon point de vue qui mérite juste d'être discuté...

Ensuite, tu as raison, la phrase évoquée est le point de départ du raisonnement apporté... J'avais même évoqué le Père du Pouvoir avec l'Instinct de Survie qui est propre à chaque espèce vivante... De cet instinct de survie, nait la corde de la domination-soumission qui doit se mettre en place dès lors que deux êtres usent d'un même territoire... Et cela fait découler naturellement alors la notion de pouvoir qui s'articule autour de cette corde avec pour lien direct la notion de liberté... La liberté acquise par le pouvoir donne des ailes et permet notamment au développement du capitalisme et au progrès de devenir idées maîtresses actuelles... En contrepartie de ce pouvoir angoissant mais vibrant, excitant, le soumis doit être sécurisé par de la démocratie, de l'accès aux biens de consommation, par le détournement du vide de sa substance par les loisirs (ah ! d'ailleurs, A. Huxley a donné une riche idée au pouvoir pour aider la masse soumise à accepter son sort : le soma... En passant, si nous ne réussissons pas à nous extirper de notre planète assez vite, cette vision apportée notamment par Huxley semble très proche d'un probable futur pour ma part - D'ailleurs Ruffin et son Globalia apportent d'autres éléments du loisir "obligatoire" très intéressants)...

Sinon évoquerais-tu l'absurdité de l'existence dans ton interrogation ?
2013-06-09 16:15:23
J'ai bien évoqué l'absurdité de l'existence dans mon interrogation en tant que chemin menant toujours à la mort. Le théâtre de l’absurde est un genre traitant fréquemment de l’absurdité de l’Homme et de la vie en général. L’origine de cette pensée étant sans conteste le traumatisme, la chute de l’humanisme et la montée des individualismes économiques. Le langage mis en scène n’est plus un moyen de communication mais exprime le vide, l’incohérence et représente la vie, laquelle est elle-même ridicule.
Mais pour revenir à l'idée du territoire que tu évoques, n'existe-t-il pas une nouvelle dimension qui est celle de l'écologie en tant que prise en compte des ressources désormais rares et fragiles ?
Concernant Globalia tu viens de me donner l'envie de le lire !
Enfin; dernier point, dans ce monde globalisé selon Ruffin, quelles décisions prendre face à cet arbitre qui refuse de diriger ma rencontre ?
2013-06-09 16:32:49
Le nom de mon journal sur ma page d'accueil évoque bien ce dont tu traites :-)

A cette absurdité, pour ma part, très humble, j'ai trouvé deux parades : la contemplation et la dérision... L'un me permet de voir la beauté du monde hors de moi, d'être toujours étonné... Et l'autre me donne cette force vaine de rire de moi-même pour mieux accepter le ridicule de la situation... L'homme a inventé le temps pour donner du sens à sa vie mais il a aussi découvert très tôt que ce temps personnel se termine, il veut alors l'éternité et se gave d'espoirs et de légendes pour se survivre un peu... Rions de ces mots et pensées inutiles car ils réveillent nos corps endormis...

La science, aidée par le capital et l'audace trouve étonnement vite des solutions aux problèmes posés par les déchets de ces deux nouveaux ordres... L'humanité avec grasses consommations, ne grandira plus si vite, l'appétit de la jeunesse sera étouffé par le clonage et la recherche éperdue d'éternité... Et comme je le répète, j'aime à imaginer que l'homme vivra selon la vision d'Asimov car bancal, il est, bancal il restera avec toujours un peu plus de lucidité... Mais après tout, on s'en fout ! Tout comme ton arbitre absent... Du moment qu'on trouve une solution... Et comme disait mon grand-père : tant qu'il y a un problème, c'est que la solution approche...
2013-06-10 21:50:07
J'ai découvert ta page et comme le disait Roland Barthes "tout y fait sens" !
Concernant la contemplation et la dérision, j'adhère...
Sans tomber dans l'ironie !
Pour revenir sur l'idée d'éternité évoquée lors de ton précédent post; j'ai souri en le lisant, car c'était le thème de l'émission philosophique sur Arte animée par R.Enthoven.
Pour mon arbitre, il n'avait de libre que le nom tant j'ai senti chez lui un mal fou à se défaire de ses préjugés !!